lundi, 15 janvier 2007

Au festival de Romans

Par un matin breton très pluvieux de décembre,
Alors que j'épluchais mes mails dans ma chambre,
Quelle ne fut ma surprise,
Quand je vis cette missive.

J-P-A-D-P-S, ma chère et tendre amie,
Cela fait maintenant longtemps que je te lis,
Et j'aimerais tell'ment
Que tous en fassent autant.

Alors je t'ai inscrit, contre ta volonté,
Et de me pardonner, tu auras la bonté,
Au plus grand festival
D'écriture hivernale.

Passé le premier choc, mon ego fut flatté
De me savoir aimée, chérie et courtisée.
Voilà pourquoi ce mail
N'est pas à la poubelle.

Par un matin breton de la nouvelle année,
On déclare ouvert le bal des hostilités,
Et je deviens dévote,
Pour le moindre des votes.

Mon regard angoissé scrute les statistiques,
Mille fois je clique sur le site, ça devient un tic,
Et consulter le blog
Est maintenant une drogue !

J'appelle toute la famille, et bien sûr les amis,
Les collègues du lycée, les amis des amis,
Les lointaines connaissances,
Pas vues depuis l'enfance.

Pour ma plus grande joie, ils répondent présents,
Et le nombre des voix avoisine les cinq cents.
Je commence à y croire,
Ca va être la gloire!

Mais la concurrence veille, pas toujours très honnête,
Je me fais doubler, c'est vraiment trop trop bête,
Par l'IP dynamique,
Des votants diaboliques...

Peu importe les tricheurs, c'est l'art qui gagnera,
Mais en littérature, c'est mon blog qui vaincra !
Je l'espère, je l'espère
Et tant pis si je perds !

En cette belle soirée de février drômois,
Faisons place à la fête, la liesse, les émois.
Que le meilleur l'emporte
...et que les autres sortent !

jeudi, 28 septembre 2006

Poème hubertfélixien

Vous vous souvenez, j'avais parlé de ces poèmes que j'écrivais quand j'étais lycéenne (y'a longtemps) en écoutant vous-savez-qui (mais non, pas Voldemort, rhôôôhhhhh).
Ben wala... ET ON NE RIGOLE PAS!!!!!

Sélune (rhôooo, j'avais 16 ans, quoi)

La lune, de vagues et de dunes
Renferme ses secrets, je présume.
Oui, je mens, nuit,
Car je m'ennuis,
Et le mensonge me nuit,
Comme les songes de la nuit.
Oui, l'amant me ment,
Et les vagues et les dunes,
Et l'élément lune,
S'allument et s'enfuient,
Ils ne m'ennuient plus.
Le reste s'ensuit...

Allez, un autre...

Tourbillons de soie, photophores en fièvre
Cercles oscillants, géométries scintillantes
S'échappent en cascades de mes lèvres

Monochromes pastels qu'on désire lubrifier
Inspiration indienne égarée
Dernière lueur des chandeliers

Dans la pénombre, Joshua et Hazel
Elèvent leurs voix en chants hébreux
Leurs paupières battant de l'aile

Entre deux doigts je brûle le fin agrume
Dernière euphorie d'une vague journée
Mon corps s'éteint, mon imagination s'allume

La douce voix sait chanter tous les accents
Elle est fille de toute terre
Les gènes universels coulent dans son sang

Le matin est l'heure que je préfère
Pour l'écouter déclamer Brecht
Les cantiques tourbillonnent dans sa voix claire

Ce soir Esther est indienne juste pour moi
Ses yeux en amande, son teint d'olive
Sa chevelure ébène, sa peau douce comme la soie

Je dessine le troisième oeil sur son front vierge
Coiffée de plume elle part, souveraine
Et pour mieux la vénérer, j'allume la plus sainte des cierges

dimanche, 18 janvier 2004

Stancès à une foule d'anges

J'ai ENFIN retrouvé mon vieux carnet de poèmes, disparu depuis la dernière opération ménage (depuis longtemps!!). Un petit extrait...

Poussières de firmament, envahissez mon karma
Votre odeur célestine est plus qu'une autre exquise
A travers mon corps vous envoyez des missives
De sérénité, et m'enveloppez d'une envoûtante aura

Embrassez mon être de vos bouches pulpeuses
Le tintement de vos rires sonne clair comme le cristal
Muses enchanteresques, je vous suis dans le dédale
Des plaisirs spirituels et de tranquilité savoureuse

Vos yeux pleurent des perles de rosée, en moi
Ils sont la pluie bienfaisante qui m'hydrate
Et m'emplissent de sourires, de boutons de roses qui éclatent
Et je sais plus que jamais : ce sont des larmes de joie !

Vous anges me sussurent lentement un magnificat
Qui aère mon cerveau d'une tendre brise
Votre chevelure ondoie, émouvante et lascive
Et bouillonne au plus profond de moi, tel le magma

Vos bras sont de longues allées bordées de fleurs exotiques
Que je sillonne d'un pas léger, je m'envole
Vers de lointains horizons, parmi une farandole
De gnômes sautillants au regard extatique

Votre ciel s'ouvre à moi et s'illumine d'étoiles
De lunes et de planètes que jamais l'on n'avait imaginées
Devant tant de beauté, humble, je reste inclinée
Et vos mains me bénissent d'une rivière de diamants et d'opales

Vous êtes la fontaine qui détient l'eau de vie
A votre source je viens me désaltérer
Pour m'imbiber de votre fraîcheur immaculée
Et ce calice, je le boirai jusqu'à la lie !

Octobre 1994

Redescente à vif

Douloureuses descentes matinales...
Le retour est étalé devant moi,
Me renvoie son reflet dans une glace.

Quelle est donc ma destinée ?
Condamnée à m'envoyer en l'air,
Je quitte cette terre où je n'ai pas ma place.

Vous, mes délires, vous êtes bien beaux,
Mais vos fins sont toujours tragiques ;
Vous n'êtes que des plaisirs fugaces.

En vain j'essaye de résister,
Je vois le danger dressé devant moi...
A quoi bon lutter ? Je suis si lasse.

Comme vous êtes légers !
Quand vous coulez dans mes veines,
Les misères de ce monde s'effacent.

Le gouffre s'ouvre à mes pieds,
Je sens que la fin approche,
Je vais tomber dans la crevasse.

Vous autres, qui voyez tout,
Inertes, vous me regardez crever,
Personne ne me ramasse.

Mes nuits sont interminables,
Je rêve des joies passées
Et de bras qui m'enlacent.

Mais il n'en est rien, je suis seule,
Et vous devenez plus envahissants
Chaque jour désolant qui passe...

Septembre 1994