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dimanche, 30 mars 2008
Mes amis virtuels
Ce qui est génial avec internet, c'est qu'en plus de notre vie réelle, on construit toute une vie parallèle, virtuelle, parfois à 100 lieues de l'autre, la vraie. Sur Myspace, on écoute de la musique qui swingue, on pose à côté de tout un tas de gens hilares avec des lunettes fluo et des coupes de champagne, et on est potes avec Kavinsky, DatA, Rufus Wainwright, et même avec le panthéon des artistes de l'au-delà, Gainsbourg etc... Alors que dans la vraie vie, on comate devant la télé en machouillant des cacahuètes.
Dans notre buddylist, la collègue quarantenaire un peu geek côtoie joyeusement les graphistes de la boîte de comm hype de Lille, et la cousine éloignée trinque virtuellement avec le collectif de DJs du Sonic Bar...
Sur Facebook, on apprend que Myd, le ptit étudiant, cerveau musical génial de Sexual Earthquake in Kobe s'appelle en réalité Quentin L., et que la fille qu'on croise régulièrement au Peek-a-Boo et dont on a accepté la friend request sur Myspace, que du coup on l'appelle Skarlette, s'appelle en réalité Charlotte Duchmol. Tous ces vrais noms, ça donnerait presque l'impression que ces amitiés deviennent moins virtuelles.
D'ailleurs, on fait partie de tout un tas de groupes, qui se voient dans la vraie vie, et qui communiquent à coups de flyers. On participe aussi à d'autres rassemblements virtuels très hype, du style le groupe de ceux qui pestent contre les cons qui attendent à gauche sur les escalators.
On fait également partie de cercles très fermés sur des forums, ou l'on arrive pour dissequer le dernier album de Renaud, et où l'on se retrouve à souhaiter son anniversaire à Choupinette62 qu'on n'a jamais croisée, alors qu'on a zappé celui de sa nièce...
On sait tout un tas de choses sur ces amis virtuels. Xavier M. is en vacances. Jonathan G. is vénère parce que le marchant de coco n'est toujours pas passé. Cathy B. is en plein déménagement. Pierre V. is makes an effort to write his mood in english mais c'est pas donné passke moi et les langues, ça fait deux... Adrien D. is, et c'est déjà très bien.
Le soir, à l'heure de l'apéro, on trinque en envoyant des mojitos virtuels à tous ces gens qui, comme nous, glandouillent devant l'ordi en regardant leur Wall, leur FunWall, leur Superwall, sur la toile (wha la rime!!). Répondent à leurs mails. Boîte mail Orange, boîte mail Hotmail, boîte mail Facebook, hydromel et boîte de caramels. Myspace, Meetic, Facebook encore, Virb... tout en répondant au flot de fenêtres MSN qui s'ouvrent en rafale sur leur écran.
On fait des tests débiles, pour savoir qui sait le plus de choses sur le club Dorothée. On apprend que Quentin est le "drunk-drunk", ce qui veut dire qu'en soirée, il picole et se torche no limit (mais ça, on le savait déjà haha), alors que Sébastien est plutôt "low-drunk" (tricheur...!). Si Camille était une fleur, alors ce serait la rose. Camille mesure 1m80, déteste le rose, et surtout, Camille est un mec.
On passe en revue les listes d'amis des amis, histoire d'y trouver des gens connus, qu'on harcèle direct à renfort d'index pokeur pour qu'ils viennent allonger notre buddylist. Si c'est quelqu'un de très important, on superpoke, même, on lick, on spank, on kiss, on throw a pumpkin... Plus la buddylist est longue, plus on affiche qu'on est quelqu'un de vachement dans le coup (expression volontairement has-been) et très populaire. Mais attention, on ne se rabaisse pas non plus à envoyer une friend request à la fille rencontrée chez Vincent, dont on a retrouvé la trace dans la buddylist d'un pote d'un pote de Vincent. Non, quand on envoie une friend request, c'est à la rigueur à Kavinsky ou à Marc Almond. Sinon, comme on est quelqu'un de hype et de très demandé, on attend que sa boîte MyspaceFacebookVirb se remplissent de ces requêtes amicales de gens qui trouvent qu'on est un buddy tellement hype qu'il faut absolument avoir dans sa liste.
Ensuite, on clique sur "accepter" et voilà : JPADPS et AdmirateurSecret sont maintenant amis.
Souvent, ça s'arrête là.
Mais comme on est un pote virtuel super sympa, on garnit le Wall de ses déjà-amis de tout un tas de cartes virtuelles, de vidéos Youtube, on leur fait de beaux graffitis, pour que ces amis, à leur tour, puissent afficher au grand jour leur immense popularité. On leur envoie des hugz, des kiss, des boîtes de chocolat, des fleurs et des coeurs cadenassés. En espérant en recevoir en retour, car, ne l'oublions pas, un Wall long de 30 milliards de pixels est la preuve de notre hypitude. Le summum étant d'avoir des commentaires de Kavinsky, bien sûr...
Mais le mieux de ces plateformes de vies virtuelles, c'est quand même que l'on peut suivre au jour le jour l'évolution de la vie sentimentale de Marc, éternel célibataire. Marc, listed as a single. Marc is now listed as in a relationchip (message sur MSN : "Ca y est? T'as rencontré une meuf?"). Marc is no listed in a relationchip anymore ("Ben alors, keskispass?" - "Oé bof, elle reloutait grave. Tu viens à DatA au Supermarket demain soir?). Jusqu'au grand jour, où... Marc is listed in a relationchip with Deborah Joplin. WAW.
Si c'est pas de l'officialisation, ça. Se "lister dans une relation avec", cela équivaut au moins à une demande en mariage. Car du coup, toutes les nanas qui voudront cliquer YES en-dessous de "Etes-vous intéressé par moi" sauront que la chasse est gardée...
Parfois, nos deux vies, réelle et virtuelle, entrent en collision, et là, c'est galère, parce qu'il faut mémoriser le vrai nom, et le pseudo. De plus, il faut intégrer que Sweet Amanite de Planète Thiéfaine, Loreleï du site officiel et Marijuana69 des Fragmentés sont en réalité une seule et même personne, à savoir Francine Laconique. Avec ceux que l'on connait déjà, ces rencontres donnent lieu parfois à des dialogues assez surréalistes :
JPADPS : "Wah, salut Superdeux, ça fait un bail! Alors, j'ai vu sur Facebook les tofs de ton expo à New York, ça tue!"
Superdeux : "Eeh JPADPS!!! Tiens ce soir ya Data qui mixe au Supermarket, tu viens? Y'aura aussi le LED, Blondin et MacFly qui prendra des photos pour les mettre sur son Myspace."
JPADPS : "Ouais, j'ai vu le flyer sur Facebook. Je l'ai forwardé à toute ma liste. Sinon, paraît que Cam elle est plus avec Juju?"
Superdeux : "Ouais, j'l'ai vue sur MSN."
JPADPS : "Ah, t'as discuté avec elle?"
Superdeux : "Nan, mais elle est dans ma liste de contacts."
Cher lecteur qui suit, il y a quelque temps, nous avions papoté ici de ce joyeux bordel qu'est Myspace, tu avais compris que c'était "ze place where you had to be 6 months ago", et tu es persuadé qu'à présent, "ze place to be", c'est définitivement Facebook. Erreur! Il ne suffit pas d'avoir une page Myspace non actualisée depuis deux mois, un profil sur Facebook, un slim et un micro blouson en cuir boutonné jusqu'à la glotte comme Gaspard et Xavier pour être grave branché. En ce moment, il faut EN PLUS dire que Facebook, c'est nul.
Cke c'est nul, Facebook... BAAAAHHHH!!!! PAS BEAU!!! Les guerres de câlins virtuels, les "forward pour voir qui clique le plus sur ton profil", les gens qui t'ajoutent comme amis et qui te disent pas bonjour dans les soirées, les cadres "Top Friends" qui se vident peu à peu des amis qui affichent leur avant-gardisme en se désinscrivant de Facebook.
"Salut les gars, on s'est bien fait chiés ensembles pendant 6 mois, mais maintenant les mecs, je retourne vous voir dans la vraie vie!"
De quoi sera fait demain...?
04:34 Publié dans Petites satires de la vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kavinsky, facebook, myspace
mardi, 11 mars 2008
LUI
Il fallait bien que ça arrive...
"Dis-donc JPADPS, Babe a un nouveau surnom?"
"Eh, mais c'est qui, ce MistaS??"
Ben oui...il y a eu du changement...
Non que Babe ne fasse plus partie de ma vie, loin de là, Babe fera toujours partie de ma vie, mais depuis quelques mois, il y lui...
Lui, qui un soir de début juillet, était cet inconnu qui me souriait sans relâche, assis au comptoir de notre bar fétiche à tous. Cet inconnu qui me lançait de longs regards profonds, comme lui seul sait les donner.
Cet inconnu qui en réalité vivait à mes côtés depuis des années, et qui subitement se trouvait partout où j'étais.
Puis il y a eu fin juillet. Babe organise une soirée. IL est là. Et puis deux jours après, IL était l'inconnu avec qui j'ai fait un long voyage jusqu'en Bretagne, en compagnie d'une petite fée et d'un i-pod.
On a écouté pas mal d'électro, un peu de rock progressif, du folk, et Julien Baer...
CETTE FILLE S’APPELLE DEMAIN
Tu t’appelles aujourd’hui
Et tu vis avec moi
Depuis quelques années
Tu t’endors dans mes bras
Mais le temps sans rien dire
A suivi son chemin
Et c’est lui à la fois
Le juge et l’assassin
Je l’ai peut-être rencontré
En sortant d’un bureau
En traînant dans les rues
Ou au bar d’un bistrot
Elle a souri et puis m’a dit
Deux ou trois mots
Avant de s’évanouir
Dans Paris en vélo
Elle a les cheveux blonds
Et porte un joli nom
Elle habite Saint-Germain
A deux pas de l’Odéon
Son rire est cristallin
Et ses yeux en disent long
Oui cette fille s’appelle demain
Tu t’appelles aujourd’hui
Et tu ne comprends pas
Tu veux savoir comment,
Depuis quand et pourquoi
Les raisons pour lesquelles
Je l’éloigne de toi
Et tout ce qui m’avait attiré autrefois
Tu voudrais m’attendrir
En parlant du passé
En rappelant nos souvenirs
Et nos belles traversées
Mais pourquoi retarder
Ce qui doit arriver
Il est déjà trop tard
On ne peut rien arrêter
J’aime sa drôle de façon
De ne pas faire attention
De vivre à sa manière
Oubliant les saisons
Son rôle est incertain
Mais ses yeux en disent long
Et cette fille s’appelle demain
Je la suivrai sûrement
Et pendant quelque temps
Je sentirai renaître
De grands sentiments
Mais j’ai peur que la roue
Inexorablement
Tourne et que l’histoire
Se répète simplement
Il suffira d’un bar, d’une rue
Ou d’un été
Pour que mes yeux rencontrent
Son regard amusé
Elle sourira et puis
Après deux ou trois mots
Se perdra dans Paris
Superbe dans son auto
J’aimerai son joli nom
Et ses longs cheveux blonds
Et sa drôle de façon
De faire trop attention
Elle tient entre ses mains
L’éternel féminin
Et cette fille s’appelle demain.
Un covoiturage prolongé jusque tard le lendemain, au cours duquel nos âmes assoiffées d'amour et de tendresse se sont rejoint timidement... Pourtant, il a fallu se quitter, pour longtemps, et ce n'est qu'au moment où sa voiture s'est éloignée que j'ai pris conscience que rien ne serait jamais plus comme avant... C'est lui qui s'appelle demain...
Au cours de ces longues semaines où l'océan nous séparait, les voix se sont fait plus tendres, les textos par centaines disaient qu'on se manquait très fort et qu'on se reverrait, quoiqu'il arrive... Le temps de faire le deuil de ce que nous avions chacun prévu pour nos vies, pour se glisser dans ce nouveau destin plein de promesses...
Et puis il est revenu.
On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés
Puis on s'est séparés
Chacun pour soi est reparti
Dans l'tourbillon de la vie...
(...)
Au son des banjos, je l'ai reconnu
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais
Je me suis soûlée en l'écoutant
L'alcool fait oublier le temps
Je me suis réveillée en sentant
Des baisers sur mon front brûlant
J'étais allongée sur cette plage, légèrement frissonnante, après deux longues nuits d'incertitude, lorsqu'il est venu s'allonger à mes côtés.
"Quelle jolie plage!"
Et là, j'ai retrouvé ce que j'avais laissé quelques semaines auparavant... ses yeux infiniment bons, son sourire ensoleillé, ses bras rassurants, son odeur étrangère et si familiaire à la fois. Ce corps nouveau pas encore exploré et pourtant si connu...
On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue,
On s'est retrouvés, on s'est séparés
Puis on s'est réchauffés
Les journées suivantes passent comme dans un rêve. Cet inconnu parfait est l'être le plus proche de moi. Nous ne nous connaissons pas, et pourtant, on sait tout de l'autre. Le temps ralentit, les émotions s'alanguissent. Parfois, on rit, parfois on parle, passionnément. Certaines fois, on se perd dans les vapeurs de rhum estival, d'autres fois on s'étourdit sur le dance-floor. On dort n'importe où, dans une tente, sur le sable, dans un palace ou un hotel de passe miteux. Et puis il y a les kilomètres de paysages qui défilent, les parkings nocturnes, les chemins pris au hasard, les noms d'endroits aux souvenirs et ceux inconnus, qui attendent notre arrivée... On fait découvrir à l'autre nos endroits du passé, et tous les deux, on explore des terres insoupçonnées.
Parfois, le silence s'installe, un silence complice où chacun laisse vagabonder ses pensées, mais où ces pensées viennent invariablement se rejoindre, puisqu'elles suivent le même cours...
Et puis arrive le moment où ce qui est latent se fait omniprésent, et évident. On lutte un peu, pour la forme, mais pas trop. Maman, JURE-MOI que si jamais tu me vois m'embarquer de nouveau dans un truc sentimental, tu m'arrêtes, promis, hein?
Mes pensées se font tourbillonnantes.
Je ne veux pas être amoureuse. Pas maintenant. Je suis amoureuse. Je ne suis pas. Je suis.
Et lui? Je ne me pose même pas la question, il y a bien longtemps qu'il a ouvert la porte de son coeur. Le PORTAIL de son coeur. Il est comme ça : il n'a pas peur de se livrer... pas comme moi.
Moi, j'ai peur!
Je pense "j'ai peur", et lui, il dit "Faut pas avoir peur!"
Et puis un jour, on se quitte sur un quai de gare, comme dans un film, alors qu'il aurait fallu que je prolonge cet état d'harmonie totale. Je crois qu'il a espéré jusqu'à la dernière seconde que je ne monte pas dans ce train. Je sais déjà que la semaine sera terrible. Sans LUI... Mais je monte quand même, et, alors qu'on sort à peine de la gare, je tapote déjà le clavier de mon portable. Mon portable qui sonne de ses messages. Vidéo de la musique qu'il écoute, un putain de truc triste de Manu Chao, avec la pluie devant qu'on voit pour ne pas voir l'autre pluie derrière qui dégouline sur ses joues.
Je te vois dans le métro
je te bois dans mon café
je te brûle dans mon tabac
je te mange avec mes yeux
je t’imagine sous la douche`
je nous vois dans un grand bain
je te vois dans le métro
entre Barbes et Clichy
Je suis fou de toi
Semblant de joie
semblant de toi
je rêve si fort
je te sens loin
et puis encore
je rêve plus vite
je rêve plus loin
Je suis fou de toi
Je te parle dans un Taxi
je te souris à la vie…
JE SUIS FOU DE TOI
Cette dernière semaine d'août n'est qu'une longue nappe grise, un ciel nocturne ponctué de quelques étoiles ci et là, qui deviennent filantes au son de sa voix. Il est loin, loin, loin, de plus en plus loin, la connection ne tient plus qu'à un fil... Je suis comme un cheval fougueux enfermé dans son box, maintenu par de grosses chaînes qui claquent contre la porte de plus en plus fort, avant de céder finalement.
Je suis finalement rentrée, c'était le soir, la nuit, il n'y avait rien à dire, tant l'étreinte était évidente et définitive.
Je l'ai pris par la main, je l'ai fait monter l'escalier jusqu'à chez moi, j'ai fermé la porte derrière nous, et il n'est plus jamais reparti.
Alors tous deux, on est repartis
Dans l'tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés
Depuis, chaque jour, je découvre ce qu'il est.
Son abandon matinal, serein et offert au sommeil, sous la couette fleurie. Parce qu'il préfère le côté fleuri, alors que moi, c'est plutôt le côté à rayures.
Son côté grognon au réveil que je n'ai pas encore vu.
Ses tendres baisers, l'odeur de café fumant et de brioche qui flotte dans l'air. On happe au vol chaque seconde qui nous sépare de la vie quotidienne, car on sait qu'elle va venir nous chercher très vite.
La connection qui est active toute la journée. Connection msn, connection spirituelle, connection i-phone, et connection charnelle dès qu'il rentre. Il rentre.
Il RENTRE...
...chez nous.
Il rentre chez nous, et cette idée me ravit... Parce qu'avec lui, il y a aussi les soirs. Discussions, silence, sorties, amis, tête à tête, dodos n'importe comment, discussions encore.
Quand on lui pose une question, on obtient toujours une réponse. Parfois tout de suite, parfois quelque temps après. Alors, il répète la question qu'on avait posée et qu'on avait presque déjà oubliée, il penche la tête, réfléchit encore un peu, ses yeux levés, puis donne sa réponse, posément... J'adore. Il m'apporte ses petits trésors qu'il exhume des cartons faits à la hâte par des mains désamoureuses. Un t-shirt fétiche tout râpeux, des boîtes à secrets, des tonnes de disques, un drôle de bibelot. Il me les apporte avec des points d'interrogation dans les yeux, alors que j'adore le voir remplir mon espace, notre espace.
Petit à petit, son i-tunes à lui se remplit de folk, alors que le mien pulse à 180 BPM. Je bois sa bière, il boit mon vin. On échange nos amis, nos plats au resto, nos idées, nos i-phones.
Il accompagne mes rires, mes larmes, mes interrogations. Sa main est toujours derrière moi pour me rattraper, quand je suis perdue dans la foule. Il dort avec moi. Ou pas. On discute, encore. On réfléchit, sérieusement. On projette, on disserte. On papote, comme des vieux potes. Il est mon âmi. Mon âmour. Mon âmant. Je m'en fous d'être fleur bleue. C'est mon âme soeur. Je n'ai pas peur.
Je m'en fous d'être ridicule, fleur bleue, concon, je m'en fous.
00:59 Publié dans La vie privée de la prof | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 03 mars 2008
And ze winners are...
Bravo à Adamfall, qui a laissé le premier comm sur mon blog bis, et à K qui a trouvé quel était mon cadeau d'anniversaire!!! (comment t'as fait hein??)
J'invite ces deux personnes à me contacter par mail (profallemand@hotmail.fr) et me laisser leur adresse postale, pour recevoir leur Kdo!
01:45 Publié dans Le blog de la prof | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 02 mars 2008
Lettre ouverte à hautetfort.com
BRAVO, quelle réactivité! Vous lisez TOUS les blogs comme ça? Je suis impressionnée... C'est vrai que j'ai râlé dans ma dernière note parce que, suite à des microcoupures, j'ai perdu les 2 notes sublimes que j'avais pondues ces derniers jours.
En même temps, c'est ma faute aussi, j'aurais pu les écrire sous Word, et faire une sauvegarde avant de publier. Mais voilà... quand on pratique le premier jet...
Passqu'il faut quand même avouer hein : hautetfort, ça marche carrément trop bien, par rapport à d'autres plateformes aux fonctionnalités certes plus racoleuses, mais qui merdouillent dès qu'on travaille avec Monsieur Apple. Ouioui, même sous Firefox...!
Il y a une dizaine de jours, j'ai ouvert un deuxième blog chez l'hébergeur des "toujours ouvrables". Pour voir. Les petits malins le retrouveront sans problèmes. J'ai hâte de voir qui laissera le premier comm!!
D'ailleurs, le mec/la fille qui laissera ce premier comm recevra un truc bien spécial de ma part... Avis aux amateurs...
Quelques jours plus tard, je reçois un mail de cet hébergeur, qui me propose de migrer chez eux. J'ai bien évidemment répondu que j'étais très intéressée... Cela dit, j'ai toujours adoré l'humour de hautetfort qui, dès que je dépasse un certain seuil de visiteurs, balance la pub Camif au dessus de mes anecdotes de prof...! En même temps, une pub Ikea eurotisée par rapport à une pub Camif gratuite, c'est quand même carrément plus glamour.
La réponse ne s'est pas fait attendre, et j'ai maintenant un doc avec toute la procédure à suivre : configuration à paramétrer, phrases à recopier dans un article etc...
Actuellement, je mets la dernière touche au graphisme d'un certain www.jesuisprofdallemandetjaimeça.com, et Hercule agite déjà les ciseaux pour la découpe. Fastoche.
Avec une petite redirection à partir d'ici.
Pour les droits à l'image de la pub Camif...
02:22 Publié dans Le blog de la prof | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Il y a quelques jours...
... ahlala, il y a quelques jours...
... c'était mon Birthday... en d'autres termes, j'ai 34 ans maintenant...
La peur de vieillir, c'est maintenant que ça commence!
Le temps n'est plus une évidence, comme... autrefois?
Cette année, c'était un Birthday spécial, car en plus, c'était un Tuesday. Comme en 1974. Comme tous les ans, j'ai le récit sanguinolent et éthylique de mon arrivée. Février rose.
Sanguinolent parce le chemin d'arrivée est étroit, et éthylique parce que Mardis Gras, en Forêt Noire, c'est Mardi Gras en Forêt Noire. Les mauvaises langues diront toujours que ceci explique cela!!!
Mais Mummy raconterait tout cela bien mieux que moi...
Tout est-il que ce Birthday était aussi spécial car c'était aussi le premier avec la connaissance de MistaS, aka Hercule. Depuis trois mois, Hercule proclame mon cadeau. Je dirai pas ce que c'est. Je vous laisse deviner.
La personne qui trouvera mon cadeau recevra un truc bien spécial de ma part. Avis aux amateurs!!! (Les gens qui me connaissent n'ont pas le droit de jouer nan nan nan)
En même temps, j'ai eu des tonnes de cadeaux.
Des messages.
Autrefois, le jour du Birthday, on recevait des lettres et des bisous. Après, des coups de fil. En février 2008, j'ai reçu du genre 20 sms, dont la moitié de MistaS. Ah, MistaS...
J'ai reçu des messages sur FB, sur MSP, dans mes boîtes mail et dans les topics des forums.
J'ai eu des appels. J'ai raté des appels.
Le soir, des bulles roses atteignent comme par magie à mes pieds, je lève la tête, et je vois un être immense, brillant, impressionnant. C'est mon mec. Putain. La claque.
Des visites.
Véro, pour qu'elle vienne sur le champ, j'ai compris qu'il suffisait tout simplement de mettre des bulles roses à ses pieds. Si j'avais su ça avant...
Des émotions.
A 34 ans, on a des amis. Des vrais. Des qu'on a depuis longtemps. On se connait par coeur. On a eu des traversées de désert. Des euphories. On a évolué différemment, mais sur la même route. Parfois, l'un est accompagné différemment, mais les pièces rapportées sont vite arrivés au même stade d'intimité que les "pressages d'origine"... On est des vieux couples...
C'est ainsi que vers 1 heure de matin, voire plus tard, j'étais assise dans le salon, entourée de LUI, Miss Vérouillette, Babe et Petitbabe, et plein de bulles roses vides. PLOP!
UNE émotion.
Un Birthday ne se conçoit pas sans certains incontournables. Par exemple, comme si Mummy n'appelait pas pour raconter ma venue sanguinolante et éthylique.
Dans les incontournables, il y a Ghis. Ghis qui, je sais, sera certainement le premier à poster un comm ici, alors que moi, depuis des mois, j'ai la flemme de m'inscrire au forum à lui.
Sauf que Ghis n'appelle pas. Avec Ghis, on est nouvelles technologies à fond. Et la preuve vivante que cette relation virtuelle peut être profonde et intense...
Bon, j'avoue, Ghis et moi on a traversé la jungle ensemble, donc ça soude... Maintenant, on a chacun nos vies à quelques kilomètres l'un de l'autre, même pas tant que ça, mais le temps file à toute allure...
Février 2008, c'était un Birthday vraiment spécial, car Ghis A appelé.
D'une voix grave, il a annoncé :
"JPA; voilà, j'ai un truc grave à te demander... je ne sais pas quel chemin prendre...donc le mieux, je crois, c'est d'aller droit au but..."
Urghhhh! Etait-il possible que Ghis ait cédé à la tentation du porno sur le net, à l'insu de Mme Ghis, et que la facture dépasse le chiffre à trois zéros?
Et en fait non... c'est juste qu'aujourd'hui, je suis marraine pour la première fois.
Voilà...
01:52 Publié dans Le blog de la prof | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note



