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vendredi, 29 février 2008

Très énervée...

Deux fois que je ponds des supers notes, super longues, avec des supers anecdotes, deux fois que hautetfort me les bouffe et que mes écrits disparaissent dans les limbes de l'adsl.
Alors je vais être vulgaire :
hautetfort, vous faites CHIER.
Et puis aux autres plates-formes qui me font de l'oeil pour que je migre chez eux en me promettant 3 euros par trimestre en rémunération pour avoir la pub de la Camif qui s'affiche sur mon blog : ALLEZ VOUS FAIRE VOIR!!
Mon nom de domaine est réservé, le graphisme est fait, et c'est Hercule qui fera l'intégration. ET PUIS MERDE...
Je m'excuse donc auprès de mes lecteurs qui attendent des nouvelles fraîches, mais là, pour le coup, je suis tellement énervée que j'ai même plus envie de réécrire - mal - ce que j'avais si bien commencé.
Y'a des jours, je vous jure...

samedi, 16 février 2008

Souris, et la vie te souris-rat...

D'ailleurs, la grande question existentialiste qui nous agite en ce moment, Hercule et moi, c'est "souris" ou "rat"? Tout ça depuis que j'étais tranquillement dans mon canapé à glandouiller sur le net, et que soudainement, j'ai vu l'horreur se produire sous mes yeux : un bout de queue et un corps poilu noir, lààààààààààààà, à mes pieeeeeeeds!!!!!!!!
Hercule était loin, très loin, de l'autre côté de l'Atlantique, ce qui fait que j'ai du prendre sur moi et dormir dans un appartement dans lequel visiblement une de ces affreuses bestioles avait élu domicile. Erkkkk...
Hercule, qui est un héros, a géré mes crises d'angoisses à coup de msn et téléphone, ça n'empêche, on avait un gros problème. Parce qu'il se trouve que la veille de son départ, Hercule avait AUSSI vu une queue et un corps poilu. Dans une AUTRE pièce.
Le soir même, je suis descendue chez mes voisins sympa, qui m'ont refilé une boîte de souricide, tout en proposant de venir me débarasser du cadavre de souris que je ne manquerai pas de trouver bientôt.
J'ai donc déposé un énorme tas de machin bleu à côté du canapé, donc là où je DORS. Le lendemain matin, point de cadavre de souris, mais le tas de granules complètement étalé, et plein de petites traces de papattes.
En clair, pendant que je dormais, cette horrible bête est venue manger à mes pieds. J'aurais pu mourir...
"C'est une souris, c'est sûr, on en a déjà eu deux l'année dernière!" que je lui dis, à Hercule. Hercule, qui se veut rassurant, à dit "Ma chérie, la bestiole que j'ai vu avait une queue rose, et les queues roses, c'est des rats ça c'est sûr!!"
Et moi, humour en toute circonstance, je rétorque "Bah t'es pas un rat, toi?!"
Ah ah ah.
J'avais donc PEUT-ETRE un rat chez moi, perspective encore plus flippante que l'idée de la souris grise.
Le lendemain, je suis allée m'équiper : 4 tapettes, souricide ET raticide. On n'est jamais trop prudent. J'ai bien fait comme on dit sur les forums, j'ai pas mis mes mains dessus et tout et tout. J'en ai mis dans la cuisine, dans le couloir, dans la chambre et le salon. J'ai armé les tapettes aux endroits stratégiques.
Le lendemain, les tapettes me narguaient à côté des tas de poisons tout bouffés, et toujours pas de cadavre en vue. Pas grave, le forum "dératisation" il dit que ça met 2-3 jours à agir et que les bestioles vont crever ailleurs. Soit. Je remets plus de tas, plus gros. Le soir, tout est bouffé.
La vache, c'est vorace ces trucs-là!!!! Ou alors, y'en a vraiment BEAUCOUP....
Je commence à entendre des grignotis partout, je vois des ombres, on est en plein Hitchcock...
Entretemps, Hercule est rentré des States, tout beau, tout doux... je lui montre l'ampleur des dégâts, et lui explique qu'on va déménager assez rapidement. Hercule, qui est un héros, on le sait déjà, est parti acheter un autre raticide, d'autres tapettes plus grandes, et une grande pelle en ferraille pour buter les indésirables.
Le lendemain, tous les tas sont bouffés.
Et toujours pas l'ombre d'une bestiole. Et toujours la grande question : RAT? SOURIS???
Hercule part bosser, et moi je reste seule dans un appart envahi de monstres transgéniques qui résistent à toute tentative d'éradication, et qui testent les différents poisons comme si c'était des miel pops. Progressivement, elles décident qu'on est bien ici, et qu'on a va pas se gêner, hein... considérant que je suis inoffensive, et même sympa, puisque je leur apporte leur gamelle de céréales deux fois par jour, elles ne se cachent même plus. C'est comme ça que finalement, je les vois, zigzagant entre la poubelle et l'évier : une...puis DEUX... Puis TROIIIIIS!!!
Noires. Et grosses. EEEEEEEERKKKKKKKKKK!
Hercule rentre immédiatement, et ensemble, on écume Gougueule image pour tenter de trouver à quel genre de rongeur nous avons à faire. Oh regarde, chéri, ce mus musculus...ah non finalement on dirait plutôt un micromys minutus, non?
Le reste de la soirée, nous le passons, moi calfeutrée dans le salon, et Hercule, qui est un héros, ne l'oublions pas, dans la cuisine, vêtu de beaux gants mapa roses, la pelle dans une main et l'enduit à reboucher dans l'autre. A deux heures du matin, les trous sont localisés, bouchés, fini basta.
Et moi, je commence à souffler.
Hercule suggère, pour plus de sécurité, de mettre du raticide dans la salle de bains.
Deux heures après, je vous le donne Emile, les tas sont bouffés. Désespérant. Je me lave plus pendant deux jours... et Hercule découvre qu'en plus des machins noirs que j'ai vu, il y en a aussi des petites marron, des petites grises, et des gros tricolores, même qu'on dirait un hamster.
Je commence à regretter le départ de Arthur, gros matou roux pas très sportif, mais très chasseur dans l'âme. A bon chat bon rat. Et bonne allergie aussi, en ce qui mon concerne...
Paraît qu'il existe une glu, que c'est radical. On met la colle sur un carton, l'appât au milieu, et paf, la souris (ou le rat) qui se trouve englué dans sa gourmandise.
Ce matin, point de bête piégée sur la glu, pas bêtes, elles ont juste bouffé les graines qui restaient à côté.
A l'heure qu'il est, Hercule, décidément très héroique, a démonté toute la salle de bains, et il est (d'après ce que j'entends) en train de boucher les énormes trous cachés derrière la baignoire... Tout ça sous l'oeil attentif d'une petite souris grise, très mignonne d'après chéri, qui vient mignonnement renifler le gmblblmblbl de piège et manger quelques granulés, avant de disparaître dans un recoin connu d'elle seule.

Je suis désespérée...

jeudi, 14 février 2008

la saint Hercule, c'est tous les jours!

13 février, aux alentours de 22h30, coup de fil maternel :
"Alors, kesta préparé pour la Saint Valentin?"
Moi : "La quoi??? Ah ouais, çaaaaaa...bah rien pourquoi???
Réponse maternelle : "Ben normalement, ce jour-là, on met des dessous affriolants, on va au resto, on s'offre un petit cadeau et puis après..."
Comme y'a des mineurs qui traînent sur ce blog, je ne transcrirai pas la fin du conseil maternel... Mais bon en même temps je comprends, elle tient à assurer la descendance de notre grande lignée, hein...
Je lui ai donc expliqué que tout ce qu'elle disait, ça servait pas trop, vu que c'est bien beau de faire péter le string et la guépière, si c'est pour arborer la culotte Bridget Jones les autres 364 jours.
Que le resto, nous on y va en moyenne 3 fois par semaine, et que le reste, c'est aussi 3 fois en moyenne. Par jour. Nan, là j'exagère. Tout ça pour dire que lui expliquer pourquoi la Saint Hercule (passke Valentin, moi, je le connais pas alors hein) c'est tous les jours, et pourquoi Hercule est formidable et attentionné, mais aussi généreux et tendre et tout ça.
Je crois que j'ai été un peu saoulante...!!!!
Boooon, il se trouve qu'on est effectivement allé au resto, et que j'avais, par un hasard hasardeux, effectivement des dessous affriolants. Y'a que sur le pendentif en forme de coeur que Hercule a pas trop assuré, mais ça tombe bien, j'aime pas trop le pendentif en forme de coeur. Quoiqueuhhhh...
Mais Hercule est un coeur à lui tout seul, il est beau et intelligent, généreux et attentionné, gentil et tout doux. Hercule, je l'aime de tout mon coeur.
La Saint Hercule, c'est every day of my life...!
Bon, OK, OK, je sors...

mercredi, 13 février 2008

brat bitte den durchfall

Un blog que je lis depuis longtemps, à découvrir pour ceux qui connaissent pas, à acheter en version livre pour ceux qui adorent! http://keiser.over-blog.com

jeudi, 07 février 2008

Acte de désespoir

Cette nuit, je ne dormais pas. Mentalement, j'ai rédigé une lettre de démission. Puis, je l'ai rédigée. Pour de vrai. Je l'ai glissée dans une enveloppe.
Reste plus qu'à l'envoyer maintenant...
Puis, j'ai rédigé un préavis à l'attention de mon proprio. Dans l'enveloppe, j'ai mis la facture des tonnes de souricide que je dépose un peu partout depuis une semaine. Et puis aussi celle de la ventouse et des 15 produits différents promettant tous un débouchage instantané de tous les siphons.
Reste plus qu'à l'envoyer.
Après, j'ai écrit une beuglante à l'attention d'une certaine banquière. Réclamation de remboursement de frais pompés abusivement sur mon maigre compte de prof. On peut toujours rêver.
Après, j'ai signé quelques chèques et rangé les factures qui vont avec.
Ensuite, j'ai établi ma liste de courses. Virtuellement. En vrai, j'ai fait l'inventaire de ce qui reste dans le frigo et qui ne sera pas périmé pour la fin du mois.
Puis j'ai rédigé une lettre à l'attention de Hercule. Que j'ai déchirée. J'ai recommencé en SMS. Je suis une fille technique, moi. Le SMS était trop long, il s'est perdu dans les limbes satellitaires.
Enfin, j'ai regardé les stats de mon blog.
Y'a des moments comme ça, c'est la loose...

samedi, 02 février 2008

Le playboy du collège

Appelons le Robert. En vrai, il s'appelle pas Robert, bien sûr, mais JEAN-Robert, mais pour respecter l'anonymat et le droit à la vie privée de ce monsieur, vaut mieux changer son nom. Et puis comme ça, moi, je peux balancer tranquille sans risquer le tribunal administratif.
Robert, donc, est prof de maths dans mon collège. Mais attention, pas un vulgaire prof de maths certifié tout court, naaaan, Robert donne des cours à la fac, autant dire qu'il est presque agrégé, et de temps en temps, il fait quelques recherches sur Google, ensuite il fait copier-coller et puis il signe d'un JR-qui-veut-dire-Jean-Robert et ça s'appelle une publication. Vachement dynamique, Robert.
Et puis il a le cheveu qui ondule, la chemise largement ouverte sur un torse épilé, la démarche féline et l'oeillade avenante. Et beaucoup de testostérone.
Robert est aussi très sympa. Dès mon arrivée, il m'a accueillie à bras ouverts.
A la cantine, j'ai appris à quel point Robert était sympa, intelligent, cultivé. Robert fait du sport (il entretient son corps d'athlète quadra), Robert fait des massages (il est sensuel et baise comme un Dieu), Robert fait plein de voyages (possibilité de voyager gratos), Robert donne des cours à la fac (il a de la thune), Robert est tellement idéal qu'il a divorcé afin de ne pas priver la gent féminine de LUI... Mais surtout... Robert maîtrise le smalltalk comme personne :
S'étant renseigné sur mes origines allemandes, il a tout de suite trouvé LE sujet de conversation qui me ferait plaisir, à savoir... les saunas en Allemagne.
Et le fait qu'on y va à poil.
Pas comme en France.
Il a embrayé sur la proximité de l'Allemagne et de la Belgique.
Où l'on trouve aussi des saunas.
Où, coïncidence, on va AUSSI à poil.
Robert est sympa, Robert connaît plein de choses.
Justement, il CONNAIT un genre de sauna comme ça.
En Belgique.
Photos du site internet à l'appui.
C'est vrai que ça a l'air carrément sympa comme endroit, et justement, je ne sais pas trop quoi faire ce week-end. J'ai TRRRREEEEES envie d'y aller, en fait.
Avec trois points de suspension...
Car je sais ce qui va fatalement suivre, et je me réjouis déjà.
Dans mon dos, je planque un énoooorme râteau.
Et Robert, qui a beaucoup de testostérone, accourt :
"Et... tu as des amis pour y aller...?"
(Non non, je n'ai absolument aucune vie sociale...!!!)
"On peut y aller ensemble??"
Et là, je dégaine le râteau :
"Ouiouioui, je pense que je vais y aller avec ma copine Vero ou alors en amoureux avec mon petit chéri!"
Il accuse le coup dignement.
Parce que Robert n'est pas rancunier. Et l'éducation nationale est un terrain de chasse où l'on trouve du gibier nouveau sans arrêt. Hier, une jeune fille timide a débarqué en salle des profs :
"Euhhhh, bonjour, je suis la remplaçante de Monsieur Déprimkronik..."
"Bonjour, moi c'est Robert..."
Quand je pense que j'ai failli me marier avec un prof de maths presque agrégé qui fait du sport et qui masse et qui voyage et qui publie et qui a beaucoup de testostérone...je serai toujours une ratée...

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