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mardi, 27 novembre 2007

Ok, ok...

Je m'étais dit : pas trop le temps de traîner ici en ce moment, je ferme donc provisoirement le blog, histoire de ne pas me retrouver avec des comms anonymes et autres trolls en tout genre (même si ça arrive très rarement). J'étais loin d'imaginier l'avalanche que ça allait provoquer hihihi, alors, d'accord, je laisse l'accès. Sans publier pour autant, parce que...travail blablabla!!!

vendredi, 23 novembre 2007

Mon rapport d'inspection

Je sais que vous l'attendez tous, alors le voilà : mon rapport d'inspection! By the wayn j'étais hyper touchée par tous vos comms/mails/sms de soutien, vous pouvez pas savoir à quel point...
Alors voilà...eh bien...je n'ai pas été inspectée!!!
Eh oui, car les gamins ont bloqué le lycée toute la journée, et le collègue qui se faisait inspecter avec moi n'avait que 3 élèves présents... Les miens étaient quasi tous là pourtant, "pour vous soutenir dans cette épreuve, mdame!" (dixit une gamine adorable) mais les conditions n'étaient donc pas au top. Alors, ce matin, alors que je m'étais difficilement extirpée du lit après une nuit de boulot intense et 3 misérables heures de sommeil, la provi m'a appelé pour me dire de ne pas venir pour rien. J'ai apprécié, d'ailleurs!
Cela dit, ce n'est que partie remise, et à présent, je suis sereine, car il me semble que j'ai préparé un super cours. Enfin on verra!
Evidemment, je vous tiendrai au courant!
Ce revirement inattendu m'a permis d'accueillir ce matin mon Hercule, qui revient tout droit des States, et qui est quelque peu jetlagué...!
Alors, là, je le regarde qui dort tout serein aussi, et mon coeur est de nouveau tout débordant d'amour...

mercredi, 21 novembre 2007

J'en rêvais...

...depuis des années, et vendredi, à 14h pétantes, le rêve devient réalité : je me fais ins-pec-ter!
Et comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde, je me fais inspecter avec un groupe de soutien, que je n'ai jamais vu, puisqu'ils sèchent depuis le début...
Ca va être folklo...
Je compte sur vos pensées positives, parce que je crois que j'en aurai besoin...
Je crois que je peux déjà mettre une croix sur mon passage au grand choix...breeeef, tout va bien!

samedi, 17 novembre 2007

Il y a un an exactement...

Je prenais le train pour Paris, puis le métro direction le Zenith... Sur la longue allée qui mène à la salle, j'ai appelé Tommie que je ne connaissais pas. Enfin pas en vrai... Elle était bien sûr la première dans la longue file de gens qui attendaient déjà. Une file parmi laquelle se cachaient toutes sortes d'aficionados, de fragmentés, de planèteux, d'officieleux...sans oublier bien sûr, quelque part un chapeau noir et des nouvelles lunettes.
Grâce à Tommie, j'ai grillé toute cette foule et à présent, je me les gelais avec elle et mon sac à dos. Passque Tommie avait tout prévu : sa voiture transformée pour l'occasion en camping-car, avec de la bouffe, à boire, des couvertures et le brave Tom pour nous réchauffer. La classe. Sauf qu'on a jamais posé nos fesses dans sa voiture. Mais...n'extrapolons pas!
Soudain, mon téléphone sonne, et au bout, une Katell furieuse, et un Sam ronchon. La faute à un fichu radar... Du coup, ils sont super à la bourre, et c'est limite l'hystérie à l'idée de louper le début du concert. Je lui dis que bah, il est encore tôt, qu'au pire elle ratera la première partie, et qu'on lui garde une place (enfin, deux) au chaud dans le carré VIP.
Et puis les portes s'ouvrent, et c'est long parce que tout le monde est fouillé. Et moi qui rentre la toute deuxième, juste après Tommie, je montre mon gros sac à la fille qui le regarde, l'air de dire "pffff, par quelle poche je vais commencer??" et moi je lui dis : "Ne vous inquiétez pas, là-dedans y'a juste un sac de couchage et une brosse à dents!". Et hop, je passe sans être fouillée!
Grâce à deux gars, Tommie et moi on est devant contre la barrière, c'est cool, et puis comme ça Tommie, qui a du mal à rester debout, elle peut s'appuyer sur quelque chose.
Après, c'est marrant, on se rend compte qu'on est juste à côté de Arabesque, Sophie Blanche-Neige et Brigitte. Cool, on va nous entendre chanter les choeurs haha!! J'espère juste que je ne vais pas me faire écraser contre la barrière et étouffer à moitié comme on festival du Pont du rock...
Et puis c'était Elista, en première partie, ambiance, et tout et tout... La tension montait progressivement. C'est le moment que je préfère dans les (grands) concerts : ces interminables minutes où l'on sent que ça commence à bouger sur scène, où certains croient apercevoir l'ombre de l'artiste sur le côté, les fausses alertes d'applaudissements...les lumières qui deviennent sombres, la scène progressivement noyée dans le bleu foncé, des accords incertains, une intro... Cabaret Sainte Lilith! Je me retourne, aux anges, et quelque part derrière, j'aperçois Katell et Sam, tout sourire... Ils ne me voient pas mais qu'importe, je les ai retrouvés après le concert. Mais voilà que j'extrapole encore...
Le concert était sublime et les caméras virevoltaient au-dessus de nos têtes. Hubert, comme il était filmé, faisait son show et se tenait globalement plus straight que d'habitude... Genre à Béthune ou il était bien torché. Perso, je préfère ces concerts fracassés, mais bon...
Derrière nous, une journaliste de Paris Match, avec qui on discute, prépare mentalement un article dont finalement personne ne voudra. Je sais qu'après, elle va aller L'interviewer. Chanceuse, va!
"Ronge tes barreaux avec tes dents"... Pendant la chanson dédiée à Bertrand Cantat, j'ai une petite pensée émue pour la personne qui sur le forum de la Planète cherchait désespérément une fille à tenir dans ses bras (alors, c'était qui, hein?).
Magnifique étranger dans la glace, le refrain, tout le monde le chantait et ça faisait un de ces choeurs, j'en avais des frissons... Malheureusement, le DVD et le CD de ce concert n'a pas réussi à rendre ce moment dans toute son intensité...
Mathématiques souterraines... Et là, subitement, j'avais 16 ans, j'étais en 1èreA2, et je m'écoutais en boucle l'album "Route 88". Et, moi aussi, j'aurais aimé qu'il y ait des ascenceurs au fond des précipices.
Guest stars. Je n'avais encore jamais vu le ptit mec de Thiéfaine. 12 ans et déjà batteur, sur la scène du Zenith. C'est dingue...
Moments d'émotion, d'autres guest stars, des rappels... et fatalement, le moment arrive où la scène se vide, tout comme la salle, où subitement, on se rend compte que la lumière est crue, et que les enceintes diffusent un morceau déprimant. Manque plus qu'une balayeuse solitaire...
C'est là que je prends conscience aussi que je suis seule, seule au milieu de la foule et des groupes de gens qui se retrouvent, qui discutent. Ceux qui restent, c'est nous, les "fans" (quel mot débile, ça fait Jacques Martin, paix à son âme...). J'ai la gorge nouée, comme après chaque concert de Thiéfaine. Je sais qui la redescente sera pas climatisée du tout, et que ça va encore durer des semaines. La gorge nouée et les yeux prêts à déborder, mais ça va, je me concentre... sauf que je croise le regard de Katell, en larmes. Et là, c'est fini. Je suis par terre et je pleure.
On a tous rendez-vous dans un bar un peu plus loin (nom du bar??), ils sont déjà tous là. Une petite caresse et un pipi pour Tom, une gamelle, plein de gens que je ne connais pas mais qui ont l'air de tous très bien se connaître : les fragmentés... Katell m'en présente quelques-uns, mais l'heure n'est pas encore venue de se connaître plus. De toute façon, je discute avec le Doc. Dès que je le vois, je lui mets le grappin dessus et je l'abreuve de paroles. Nan, mais on discute super bien, et ce soir-là je me sens proche de lui et bien connectée à son esprit.
Plus tard, on mange longtemps longtemps dans un resto, où j'ai l'occasion de discuter ci et là. Je trouve Uther particulièrement gentil et sympa. Plus tard encore, on finit à 40 dans une toute petite arrière-salle d'un pub bien sympa et plus tard toujours, encore un autre café. Puis c'est l'heure de se séparer. On n'a pas envie. Alors, on décide de se retrouver le lendemain pour l'expo David Lynch. Mais le lendemain, c'est demain, et nous, c'est maintenant qu'on n'a pas envie de se quitter... Alors, en tout petit comité, on fait l'ouverture d'une brasserie... Petit dej' pour moi, tajine et steack-frites pour les autres... Discussions intenses et, finalement, redescente à peu près climatisée...
Quelle belle soirée/nuit...
C'était il y a un an exactement...

vendredi, 16 novembre 2007

Il est des soirs...

... où la solitude est aussi écrasante que la foule qui vous entoure..
Il est des soirs où la population de la terre entière tient en une seule et unique personne, et que cette personne se trouve de l'autre côté de l'eau...
Certains soirs mon coeur est si rempli qu'il suinte de partout, et d'autres il est vide, bien souvent vidé par des personnes en mal d'ondes positives.
Quel plaisir de croiser ces gens là, plus tard, l'air épanoui...
Il est des soirs où tout est évident, limpide. D'autres soirs, où tout n'est que questionnement.
Parfois, le soir est long. Parfois, le soir est bavard. Parfois, il est magnifiquement charnel.Toujours, il est complice et tendre. Longs, très longs regards télépathiques (ça s'écrit comme ça...?). Tant de conversations transmises par les ondes invisibles reliant les êtres qui s'aiment pour de vrai.
Certains soirs, l'amour a provoqué jalousies et regards noirs. Ces soirs-ci, il transforme le laid en beau et les larmes en sourires. Tout est facile et simple.
Tout est facile.
Tout est.
Tout.

mardi, 13 novembre 2007

Des petits anges avec des cornes de diable

Samedi soir, dîner famille recomposée. Y'a du progrès dans l'air : un weekend sur deux, je laisse tomber la cuisine gastronomique et ma mauvaise conscience pour un programme coquillettes-jambon-ketchup, parce que les mômes et moi, on a décidément pas les mêmes valeurs gastronomiques...!
Soudain, la voix paternelle s'élève : "Bon, les enfants, demain vous venez me réveiller discrètement à 10 heures, et on laisse dormir JPADPS..."
Je suis touchée de tant de sollicitude...
Dimanche matin, 10 heures pétantes, je suis réveillée par deux petites paires d'yeux qui nous fixent plein d'espoir. Je me rendors. Hercule, lui, dort profondément.
11 heures : Théo revient à la charge, et après avoir fait le tour du lit à pas de loup deux-trois fois, retourne consciencieusement un verre de coca plein de la veille en me fixant droit dans les yeux. Quelques vagues grognements masculins ensommeillés, un sopalin vaguement jeté à l'endroit du crime, puis, plus rien.
12 heures : Nous sommes réveillés brutalement par des hululements provenant de la chambre d'à côté. Hercule, soudain très alerte, saute du lit pour aller voir ce qui s'y passe. Ouhla, ça gueule, là, que se passe-t-il?? Complètement dans le cake, je décide à mon tour de m'extirper du lit.
J'arrive dans la chambre des gosses (MA chambre en réalité), et là...
et là...
et là... j'hallucine...
Le sol est recouvert d'un mélange de cartouches de gameboy, de legos, de chocapic, de pages de livre déchirés. La couette s'est mystérieusement désintégrée et le matelas a apparemment fait office de pipi-room nocturne. Le piano a des traces de nutella sur toutes les notes de "Frère Jacques". La grande a sorti toutes mes robes du placard pour un défilé improvisé, et le petit s'est méticuleusement recouvert de feutre rouge de la tête aux pieds.
Au milieu de tout ce carnage, un Hercule tout piteux qui sait qu'il va se prendre un savon. Par moi. Et moi, devant un dilemne pédagogique : gronder, ou pas gronder? Et puis gronder qui, le papa ou les mômes?
Quelque peu désemparée, je pars me réfugier dans la véranda, histoire de ne pas dire des choses que je risquerais de regretter...
Après un speech pseudo-autoritaire très prof et un savon paternel, Rosalie arrive en traînant derrière elle l'aspirateur, Théo rassemble les chocapic et Hercule et moi on se regarde, un peu honteux...
16 heures : j'enfourne un gâteau aus pépites de chocolat. A côté, ça chante et ça dessine. Hercule tente de grapiller la première place au classement de la "guerre des gangs". La télé chantonne doucement le générique de Looney Tunes. Et mon regard tombe sur un petit ange rapporté de l'école. Un ange gardien du bonheur, qui m'a été offert avec de grands yeux brillants, pour que "toi et mon papa vous soyez toujours heureux"...
La vie suit son cours... et, étrangement, la journée au lycée m'a paru bien calme...

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