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jeudi, 27 septembre 2007
La deuxième chaussette
Comme le faisait justement remarquer Tommie, dans l'histoire de la chaussette, il y a, of course, une deuxième chaussette. Alors, que lui est-il arrivé ? Est-elle repartie au pied de son propriétaire ?
Non, elle a atterri, avec sa jumelle, dans le tambour de ma machine à laver. De la même manière qu'un T-shirt taille L. Tout ça délicatement posé sur mes dentelles, mes slims et mes tops american vintage. Et j'ai lancé le programme 40°, après avoir ajouté amoureusement de la lessive spécial linge délicat qui sent bon. Puis j'ai mis de l'essence de lavande. Et, évidemment, en bonne consommatrice impregnée de pub, mon petit cube de calgon. Et j'ai regardé tourner. J'ai sorti tous ces oripeaux humides, et je les ai consciencieusement suspendus sur le fil. Fatalement, je suis retombée sur les deux chauffes-petons de mon Amour. Et sur le T-shirt taille L, celui avec le logo Puma détourné en Coma. J'ai eu une bouffée de tendresse.
Il ne me reste plus qu'à attendre. Que ce soit sec.
Ensuite, je le repasserai, en humant le reste des effluves de LUI qui s'en évaporent.
Un matin, IL le prendra, et le passera sur son torse à la peau si douce, avec ce geste mille fois admiré.
Et il partira pour de nouvelles aventures...
Eh ben, chuis drôlement atteinte, moi...
00:28 Publié dans La vie privée de la prof | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 24 septembre 2007
La chaussette
Aujourd'hui j'ai passé l'après-midi avec mon grand ami Ghis, compagnon de galères, trains & fous-rires à l'époque où nous étions encore des profs stagiaires et cobayes de l'iufm. Ghis a un nouveau i-pod nano vert 8 gigas, et s'il n'était pas mon si grand ami, je le détesterai pour ça grrr...!!!!!
Ce i-pod, Ghis le conserve dans une chaussette. Verte aussi. Ben oui. Alors je me suis dis que, décidément, aujourd'hui, c'est la journée des chaussettes...
Figurez-vous que cette nuit, j'avais un invité dans mon canapé. Nananan, bande de vicieux, je vous vois venir, vous n'aurez pas de détails croustillants!!!! Et ce matin, en faisant le rangement habituel, c'est-à-dire :
-replier le canapé
-vider les cendriers
-jeter les euh...
nan rien...
... j'ai trouvé une chaussette. A lui. Noire, avec dessus un visage hilare, et en-dessous, c'est marqué "un mâle heureux".
Rhôôôhhhh... ai-je pensé amoureusement. Il m'aime jusque dans ses chaussettes, c'est fou, non? Et voilà comment, pendant dix bonnes minutes, j'ai rêvassé devant cette chaussette, en essayant de capter les phéromones hautement stimulants qui s'en dégagent. Passque oui, mon homme ne SENT PAS des pieds. La grande classe.
Voilà donc où nous en sommes, au bout de deux mois de relation : "Rhôôôhhhhhhh".
Je n'ai pas pu m'empêcher alors d'extrapoler un peu, en me projetant dans un avenir plus ou moins proche. Lui, moi, et ses chaussettes.
2 mois de relation (donc...) : "Rhôôôhhh, il a oublié une petite chaussette? Trop mimi... je vais dormir avec!!!"
3 mois de relation : "Tiens, il a encore laissé traîner ses chaussettes... Boooon, chacun ses défauts, hein?"
6 mois de relation : "Grrrr... encore une chaussette. Faudra quand même que je lui dise."
7 mois de relation : "Nan mais je rêve... j'en ai marre de ramasser ces grmblblmbl de chaussettes... Ce soir, je l'allume."
8 mois de relation : "Chéri, dis, tu voudrais bien mettre tes chaussettes dans la corbeille à linge, hein, dis?"
9 mois de relation : "GROMPFFFFFF, j'en ai marre de ces chaussettes qui puent !"
1 an de relation : " Hercule, viens voir ! Alors voilà : ici, chaussette sale. Là, corbeille à linge. Hercule prendre chaussette (geste démonstratif) lààààààà, et Hercule mettre chaussette ici, dans corbeille (deuxième geste explicatif).
1 an 1/2 de relation : "Putain mais tu fais chier avec tes putains de chaussettes de merde. En plus elles sont toutes trouées. C'est même pas dans la corbeille à linge qu'il faut les mettre, c'est dans la corbeille tout court!!!"
2 ans de relation : "HERCUUUUUUUUUUUUUULE!!!!!!!!!!"
2 ans 1/2 de relation : "Hercule, faut qu'on parle. Tu me respectes pas, le boeuf-carottes de ta mère a un goût de chaussettes, j'en ai marre de mon appart qui sent la chaussette, bouhouhouuuuuu, je veux acheter des chaussettes taille 18, OUUUIIIIIIINNNNN, j'ai plus aucune chaussette à me mettre, et TU FAIS CHIER AVEC TES CHAUSSETTES!!!!!!!!!!!!!!!!"
3 ans de relation : Rubrique faits divers : Hier matin, la concierge d'un immeuble a trouvé dans son appartement un homme âgé d'environ 40 ans, étranglé avec une chaussette. En outre, l'autopsie a révélé que cet homme avait ingurgité, de gré ou de force, la quantité étonnante de 15 paires de chaussettes (trouées et malodorantes). La police a ouvert l'enquête, et espère faire bientôt toute la lumière sur cette affaire hautement mystérieuse...
19:43 Publié dans La vie privée de la prof | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
jeudi, 20 septembre 2007
Merci, merci, merci...
Merci pour tous vos messages auxquels, ingrate, je ne réponds pas... Je suis super touchée. Merci Uther pour ces magnifiques paroles de chanson.
Merci Jonas pour tous les adorables comms que tu laisses ici...
Merci Katell et Tommie de passer ici malgré mon silence... Et Ron, ah Ron, mon infirmier préféré!!! Fred, grâce à toi je me dis que je vais peut-être réécrire quelque chose, qu'il y a encore des gens qui s'intéresse à mes baratins...
Valérie, chuis bien contente que tu sois la meuf de mon ptit frère!!! Il fume toujours, le goudron??
Koa et Claire, et tous les autres, je vous souhaite de vivre la même chose...
Et enfin, cher Doc, j'accepte tes condoléances. C'est vrai que chaque nuit j'ai un peu l'impression de mourir...!!!
Bref...
Lorsque je passe dans mon lycée de rattachement, les collègues compatissants ne manquent pas de me demander d'un air contrit :
"Alooooors, toujours pas de poste?? Pas de remplacement???"
Il est de bon ton, alors, de prendre un air affligé, et de faire comme si cette situation nous pesait effroyablement.
Je soupire alors "Noooon", en prenant mon regard de cocker.
Comment avouer qu'actuellement, je suis ravie de la situation, et qu'il me serait, vu le rythme de vie que j'ai, absolument im-pos-si-ble d'assurer la moindre heure de cours. Mais n'allez pas croire que je ne travaille pas, non non !
Cette année j'ai l'extrême chance de travailler avec d'autres profs dynamiques, et je découvre avec joie que l'Académie est peuplée de JPADPS, et même de VPADPS et je remercie vivement notre charmantissime IPR de m'avoir investie de cette mission.
J'ai un piano fabuleux, des amis de plus en plus proches, une famille que j'adore, un travail passionnant... parfois je ne sais que faire de tout ce bonheur qui déborde de mon coeur...
Pourtant, l'été n'avait pas si bien commencé. Après des mois d'interrogations, Babe est sorti de ma vie, et j'avais pris la ferme résolution de mener une vie de patachon célibataire, au moins pour les prochaines années à venir. Mais la vie réserve parfois des surprises, et ce qui devait être à la base une occasion de covoiturage pour partir en Bretagne s'est transformé en une belle histoire d'amour totalement inattendue...
Il se sont trouvés au bord du chemin
Sur l'autoroute des vacances
C'était sans doute un jour de chance
Ils avaient le ciel à portée de main
Saluèrent la Providence
En se faisant un signe de la main...
Avec quelle facilité j'aurais pu passer à côté de LUI, aveugle que je suis. Mais LUI ne l'a pas entendu de cette manière, et tout en sourires et oeillades malicieuses, il est venu me chercher, moi et mon coeur désabusé. Doucement, tendrement, il s'est imposé dans ma vie, bousculant mes certitudes, réveillant des envies toutes nouvelles... Chaque jour, je me sens plus proche de lui, ses bras sont ma maison, son coeur ma déraison. Il est beau, il est tendre, il est fait pour moi.
Je n'ai pas eu peur lorsque, hier soir, il m'a dit qu'il voulait faire sa vie avec moi. Et lorsqu'il a plongé ses yeux dans les miens pour y trouver la réponse qu'il attendait, je ne pouvait rien dire d'autre que : OUI, OUI OUI!
Alors ne m'en voulez pas si je suis un peu saoulante en ce moment avec mes notes débordantes de romantisme, je viens juste de découvrir à quel point on peut aimer, et j'ai envie de partager cette expérience avec la terre entière...
17:23 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



